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Travailler plus pour soigner moins bien?
Bruxelles, le vendredi 7 décembre 2007 – Certains internes particulièrement fatigués pourraient considérer que les études démontrant le bénéfice pour les patients (et les médecins !) d’un temps de repos après ou pendant une garde sont plus nombreuses que les nuits réparatrices d’un étudiant en médecine pendant sa période d’internat ! Ce type de démonstration s’est en effet multiplié ces dernières années et à titre d’exemple, pour rappeler le danger d’une nuit de garde sans transition avec une journée de travail, le président de la Fédération européenne des médecins salariés (FEMS) rappelle : « Après 24 heures de travail sans sommeil, vous êtes considéré comme un conducteur avec 1,5 gramme d’alcool dans le sang ». Ces arguments n’ont pourtant pas emporté l’adhésion de l’Union européenne qui, avec le mérite de la persévérance, a présenté au cours de six présidences successives, un projet de directive visant à très fortement libéraliser le temps de travail des praticiens. Selon ce texte, il serait possible pour chaque médecin de renoncer (en son nom) au plafond des 48 heures hebdomadaires (fixé dans une autre directive européenne). S’il le préfère, le praticien pourrait si le texte était adopté ne plus effectuer le repos obligatoire après 24 heures de travail d’affilé. Enfin, le projet de directive prévoit que la période « inactive » pendant les gardes ne soit plus considérée comme du temps de travail, une vieille antienne de l’Union européenne. Face à ce texte, qui a remporté cette semaine l’adhésion de l’ensemble des ministres de l’Emploi de l’Union européenne à l’exception des ministres espagnols et italiens, la colère et l’inquiétude des médecins européens est elle aussi presque unanime.
www.infirmiers.com Par L.C |
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