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Pas d'augmentation de la violence touchant les médecins entre 2003 et 2005
Paris, le jeudi 11 mai 2006 - D'insupportables faits divers n'ont de cesse de rappeler à l'ensemble de la communauté médicale combien elle peut parfois être exposée aux dérives les plus folles. On se souvient ainsi comment deux praticiens strasbourgeois et la compagne de l'un d'entre eux ont été gravement blessés (mortellement en ce qui concerne cette dernière) en novembre dernier par un patient atteint de troubles psychiatriques graves. Au-delà de ces instants de folie qui peuvent faire basculer toutes les vies, les praticiens peuvent constater plus insidieusement, que dans leurs cabinets médicaux, la violence peut se faire quotidienne, quand les insultes se multiplient et se succèdent aux menaces. A l'heure où la France semblait éreintée par un lancinant sentiment d'insécurité, les témoignages avaient afflué de la part de ces médecins sentant grandir une insupportable violence à leur encontre.
Les résultats d'une enquête réalisée par IPSOS pour le Conseil national de l'Ordre des médecins, publiée ce jeudi 11 mai, laissent cependant apparaître que les agressions à l'encontre des médecins restent heureusement marginales. Ainsi, les six cent trente-neuf déclarations d'incidents touchant des médecins en 2005 n'ont concerné que 0,31 % des 204 864 praticiens en exercice dans notre pays. Les conclusions de cette synthèse d'IPSOS révèlent également que ces violences ne sont pas en augmentation : elles concernaient 0,32 % des médecins en 2003.
Entre la ville et l'hôpital, il n'est guère de différence : 47 % des incidents déclarés concernaient des médecins libéraux. Les principales cibles sont alors majoritairement les médecins généralistes (55 %), mais aussi les ophtalmologistes et les gynécologues obstétriciens. La violence est d'abord celle des mots (50 % des cas), mais peut également se manifester par le vol (23 % des cas). Les personnes coupables de ces agressions n'hésitent pas à affirmer qu'une trop longue attente a pu être à l'origine de leur comportement malheureux (motif cité dans 10 % des cas), tandis que pour d'autres la violence est liée un refus de prescription (8 %).
www.infirmiers.com Par A.H |
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