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Derrière la multiplication des petits papiers se cache l’épuisement professionnel des praticiens
Paris, le jeudi 28 juin 2007 – Parmi les revendications défendues par les syndicats représentant les médecins libéraux figurent de plus en plus fréquemment l’indemnisation des tâches administratives ou tout du moins leur limitation. L’objectif ne saurait être considéré comme une lubie syndicale : il représente un véritable enjeu pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des praticiens. Une enquête réalisée par l’Union régionale des médecins libéraux (URML) d’Ile-de-France auprès de 10 000 médecins qui a recueilli 2 243 réponses révèle en effet que la première cause contribuant à nourrir le sentiment d’ « épuisement professionnel » réside dans l’excès de paperasserie. Loin devant les exigences irraisonnées des patients, 96 % des médecins, qui affirment se sentir proche du fameux burn out, citent comme principale cause de cette situation la multiplication des démarches administratives.
Appel à une meilleure définition des responsabilités médicales
Outre cette mise en évidence des profondes tracasseries engendrées par l’accumulation des petits papiers, l’étude de l’URML révèle que les médecins généralistes exerçant en secteur 1 et qui consultent sans rendez-vous sont les premières victimes du burn-out. Au-delà de ce profil type, il apparaît que 53 % des médecins franciliens interrogés s’affirment menacés d’épuisement professionnel. A côté de « l’excès de paperasserie » que nous venons d’évoquer, les praticiens citent volontiers comme moteur de leur marasme la non reconnaissance de l’action du médecin (90,1 %), la charge de travail (89,1 %), l’augmentation des contraintes collectives (88,6 %), la longueur des journées (85,3 %) ou encore l’exigence des patients (84,1 %). Mal être, dégradation de la relation médecin/malade et altération de la qualité des soins sont les premières conséquences de ce syndrome d’épuisement professionnel, qui pourrait être amoindri par une « amélioration de la protection sociale » des praticiens selon 97 % des personnes interrogées. Une meilleure définition des responsabilités médicales des praticiens libéraux est également souhaitée par 95,2 % des sondés. Enfin, en cette veille de vacances, 88 % des médecins interrogés jugent qu’une plus grande attractivité des remplacements contribuerait à limiter le risque d’épuisement professionnel.
www.infirmiers.com Par A.H |
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