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Congés maternité : médecins libéraux et médecins hospitaliers enfin logés à la même enseigne
Paris, le mercredi 19 avril 2006 - La féminisation du corps médical n'aura pas toujours incité à une plus grande attention au corps de ces femmes lorsqu'elles sont médecins. C'est ainsi que pendant de très longues années, ces dernières, lorsqu'elles exerçaient en ville, se sont plaintes de ne pas bénéficier des mêmes avantages que les autres mères, à l'approche d'une naissance. Les congés de maternité ne sont en effet pas les mêmes selon que l'on exerce une activité libérale ou salariée. Après s'en être longtemps plaintes, les femmes médecins ont commencé à s'en inquiéter : des études ne montraient-elles pas que les taux de prématurité étaient élevés chez les praticiennes libérales ? Les syndicats choisirent alors d'en faire un véritable cheval de bataille : ces revendications devaient être véritablement portées et ne plus figurer comme une demande parmi tant d'autres. C'est ainsi que le Syndicat national des médecins généralistes (SNJMG), MG France et l'Intersyndicat national autonome représentatif des internes en médecine générale (ISNAR-MG) se mobilisèrent en décembre dernier pour faire entendre la voix des femmes. Une réponse positive leur fut accordée par le ministre de la Santé qui annonça en janvier l'alignement de la durée des congés de maternité des femmes médecins sur les droits des salariés. Pour autant, en l'absence de toutes propositions concrètes et dûment budgétées, MG France affirmait conserver une vigilance extrême sur le sujet. Cette vigilance ne se révéla pas inutile puisque trois mois plus tard, il aura fallu un nouveau communiqué du SNJMG pour obtenir du ministère une nouvelle promesse : celle de voir publier le décret concernant la couverture maternité des libéraux dès la fin du mois d'avril. Si le SNJMG se félicite aujourd'hui de cette heureuse résolution, il n'en reste pas moins en état d'alerte concernant les procédures de choix des internes enceintes. Dans un communiqué du 8 mars dernier, le SNJMG rappelle en effet la nécessaire prise en considération de la maternité, la paternité et l'adoption « pour les choix de stages des internes en médecine générale et pour la prorogation de la durée de validité des licences de remplacement ». Aujourd'hui les femmes représentent 56 % du corps médical chez les carabins et les moins de 35 ans. Elles seront la majorité, toute tranche d'âge confondue, dès 2020.
www.infirmiers.com Par A.H |
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